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 Feraenor, la vie d'un rôdeur

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Baralgor/Feraenor
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MessageSujet: Feraenor, la vie d'un rôdeur   Mer 2 Nov - 14:08

[HRP: je remet ici mon RP, pour ceux qui ne le savent pas, ce rp est également sur le forum de sarywen, partie "Le grimoire". Il n'est pas achevé bien sur]

CHAPITRE I : LE TOURNOI DES JEUNES FLECHES

Le soleil se levait à l’est. Il était temps. Feraenor enfila rapidement ses bottes, sa tunique, s’empara de son arc, et couru, joyeux, vers le centre de la ville. Aujourd’hui, c’était le grand jour. En effet, dans la capitale des elfes Sylvains, se déroulait le tournoi des « jeunes flèches » . A ce concours, il n’y avait que de jeunes archers, et ce tournoi était en fait une sorte de teste, d’épreuve au cours de laquelle étaient sélectionnés les meilleurs archers et combattants, afin de former les futurs guerriers sylvains. De nombreux instructeurs surveillaient ce tournoi, parmi eux les plus prestigieux archers des Sylvains. Feraenor avait aujourd’hui atteint l’âge nécessaire pour participer à ce concours, et il voulait donc y faire ses preuves, car depuis la disparition de sa tante, puis l’assassinat de ses parents quelques années après, personne ne lui accordait plus aucun véritable intérêt.
Se rendant à l’inscription, Feraenor paya donc les frais d’inscription avec le peu d’argent qu’il avait pu économiser. Puis il prit place parmi les concurrents. Le concours se déroulerai en 3 épreuves mais ces épreuves ne furent pas révélées avant qu’elles ne commence. Arriva alors le début du concours. Le roi des Sylvains était la, en personne, avec l’ensemble de ses meilleurs soldats et instructeurs, afin de sélectionner ceux qui pourraient rejoindre les rangs de la grande armée. La première épreuve était celle du combat au cimeterre. Chaque concurrent recevait un cimeterre en bois, puis les adversaires étaient désignés. Feraenor regarda lentement la centaine de concurrents… Puis l’instructeur commença à choisir les adversaires. Lorsqu’il arriva à Feraenor, il désigna en face un elfe assez mince.
« Toi, la ! Tu combattras contre lui ! »
Feraenor était content : pour lui, c’était gagné d’avance. Mince comme était son adversaire, un coup suffirait à le faire tomber, car en effet, pour gagner le combat, il suffisait de le désarmer et de le mettre à terre, ou bien de le faire sortir du cercle délimitant la zone de combat. Chacun pris place en face de son adversaire. Puis les combats commencèrent. Feraenor, trop confiant, bondit sur son adversaire, voulant vite en finir. Mais ce dernier esquiva avec une vitesse impressionnante, et lui assena un violent coup au dos, le jetant à terre, mais ne parvenant pas a lui faire lâcher son arme. Se relevant péniblement, Feraenor compris alors que le combat allait être beaucoup plus dur que prévu. Il fit face, et commença à tenter de contourner son adversaire. Ce dernier envoya alors son cimeterre dans ses jambes, et Feraenor s’écroula, laissant ce coup ci tomber son arme. L’instructeur déclara alors la fin du combat, et l’adversaire de Feraenor vint le relever, en lui disant
« La prochaine fois méfie toi des apparences ! »
Feraenor était honteux. Il s’était fait battre comme un débutant. Et dès la première épreuve. Le tournoi s’annonçait mal…
La deuxième épreuve débuta. Il s’agissait d’une épreuve d’équitation. Chacun des participants recevait un cheval, un cimeterre, puis devait tenter de désarçonner son adversaire. Feraenor grimaça. Il n’avait jamais était très bon en équitation. Prenant son cimeterre, il grimpa sur sa monture, et essaya de tenir correctement en selle. Son adversaire ce coup ci, était assez petit (pour un elfe, ce qui signifie environ 1m50) et assez costaud. Le genre d’adversaire qu’il faut éviter d’avoir dans une telle épreuve, car le fait d’être petit permet d’esquiver, et une bonne force permet une bonne tenue en selle. L’épreuve commença, les deux montures, s’élancèrent l’une contre l’autre. Arrivés au contact, les deux adversaires tentèrent de se faire tomber. Mais le petit elfe semblait lui aussi assez maladroit en selle, puisqu il rata complètement son coup, et manqua de tomber, car Feraenor, malgré son peu d’aisance, avait réussi à le toucher. Mais les deux adversaires étaient encore en selle.
La seconde charge se passa différemment. Feraenor manqua son coup, alors que son adversaire réussi a le toucher, manquant de le faire tomber, car le coup asséner était très puissant.
Se tenant à cause de la douleur, Feraenor compris qu’il ne pouvait gagner ainsi. La force ne pouvant lui servir ici, il fallait utiliser l’astuce, et il avait une idée. Son adversaire se présenta face à lui, et lança sa monture vers celle de Feraenor. Ce dernier attendit qu’il soient assez proches, pour lancer son cimeterre dans le corps de son adversaire, qui ne résista pas au choc, et tomba de cheval. L’instructeur annonça alors la fin du combat.
Après avoir soigner les blessés, la troisième et dernière épreuve allait pouvoir commencer. Il s’agissait bien sur d’une épreuve de tir a l’arc, car les archers Sylvains étaient très réputés pour leur adresse et leur précision. Feraenor était content, car cette épreuve était celle ou il excellait le plus. Sur la centaine de candidats du départ, il n’en restait plus qu’une quarantaine, les autres ayant été éliminé suite a deux échecs consécutifs, ou ayant abandonnés pour des blessures trop graves, ou par découragement.
Chacun des concurrents restant recevait un arc composite d’elfe sylvain, l’un des meilleurs arc qu’il puisse se faire. Le but de l’épreuve consistait à atteindre une cible située a 50 mètres, mais si elle faisait un mètre de diamètre, le cercle centrale, celui qu’il fallait atteindre ne faisait guère plus de 5 centimètres de diamètre. Les concurrents disposaient de 5 flèches. Chaque flèche rapportait un certain nombre de points selon ou elle se fichait, et ceux qui marqueraient le plus de points seraient désignés comme vainqueurs de l’épreuve, et auraient de bonnes chances d’être enrôlés. L’épreuve débuta alors. Sur la première flèche, la plupart des concurrents manquèrent largement le centre de la cible. Seuls trois concurrents fichèrent au centre. Feraenor, pour sa part, manqua le centre, mais réussi à planter sa flèche dans le deuxième cercle en partant du centre, ce qui n’était pas si mauvais… La seconde flèche fut mieux, elle alla directement au centre. Malheureusement, la troisième fut ratée, et alla se ficher dans le dernier cercle. La quatrième rejoignit la seconde au centre. Jusqu’ici, Feraenor était dans les cinq meilleurs. Les deux premiers continuaient à mettre toutes leurs flèches au centre. Le troisième archer avait fait presque aussi bien que Feraenor, seule sa première flèche avait été moins bonne. Quant au quatrième, il n’avait mit qu’une seule flèche au centre, les autres étant assez éloignées.
Les deux premiers concurrents tirèrent leurs flèches, et ne manquèrent bien sur pas le centre. Le troisième tira sa flèche, mais manqua le centre de peu. Quant au quatrième, sa flèche alla se ficher loin du centre. Calmement, Feraenor prit son arc, banda la corde, et lâcha sa flèche. Celle ci alla en plein au centre de la cible. L’instructeur jugea le tir bon. Il amena Feraenor, ainsi que d’autres concurrents(dont les quatre autres archers) devant le roi.
« Jeunes gens, vous avez été les meilleurs dans ces épreuves. Je vous en félicite. Vous serez donc enrôlés dans notre armée. » La foule applaudit alors. C’était fait. Feraenor faisait partie de la grande armée des elfes sylvains. Mais il ignorait bien sur ce qui l’attendait…

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Baralgor/Feraenor
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MessageSujet: Re: Feraenor, la vie d'un rôdeur   Mer 2 Nov - 14:09

CHAPITRE II : ENTRAINEMENT ET DISCIPLINE

Le lendemain, très tôt, Feraenor se rendit à la caserne de le ville. Lorsqu’il arrive, il vit tous les vainqueurs de la veille, regroupés devant la caserne, et un elfe, de haute stature et de carrure imposante, vêtu d’une armure bleu, et d’un casque gris, et qui attendait, les bras croisés, sur les marches de la caserne.
« Eh bien, voici le dernier » dit-il en voyant Feraenor arriver.
« Bien, maintenant, vous faites partie de l’armée des elfes sylvains. Dès aujourd’hui, vous aller apprendre à agir tel que doit le faire tout bon soldat elfe, vous aller découvrir les stratégies de guerre, et surtout, vous aller subir un entraînement intensif qui ferra de vous de véritables guerriers elfes !
Puis il fit entrer les jeunes elfes dans la caserne, et les emmena vers un terrain d’entraînement. Des tables avec différentes armes et armures, les unes en bois, les autres véritables, étaient disposées autour du terrain
« Nous allons commencer dès maintenant ! Vous aller chacun prendre un cimeterre en bois, ainsi qu’un bouclier en bois lui aussi. Vous aller me montrer de quoi vous êtes capables ! »
Chacune des jeunes recrues prit donc un cimeterre et un bouclier. Puis l’instructeur les disposa deux par deux, et face à face.
« Et maintenant, combattez ! Le but est que votre adversaire soit incapable de combattre ! »
Feraenor regarda alors son adversaire. Il était aussi jeune que lui, et apparemment un peu moins fort. Prêt est se jeter dessus en pensant n’en faire qu’une bouchée de pain, Feraenor se souvint des conseils de son adversaire de la veille.
« Méfie-toi des apparences ». Il décida donc de se mettre sur ses gardes et d’attendre. Son adversaire se rua sur lui, et sous le choc, Feraenor lâcha son cimeterre au sol. Il s’apprêtait à le ramasser, lorsque l’instructeur l’arrêta.
« Non ! Un bon soldat doit savoir se battre avec tout, même avec un bouclier ! En pleine guerre, si tu as un orc en face de toi, il ne te laissera pas ramasser ton cimeterre ! Bat toi avec ton bouclier ! »
Perplexe, Feraenor dut pourtant obéir. Il attendit donc son adversaire, car il n’était plus en position favorable pour attaquer. Le jeune elfe s’élança à nouveau, mais ce coup ci, Feraneor ne fit pas la même erreur, et se logea correctement sur ses appuis, tout en penchant son bouclier, de telle sorte que son adversaire passe par-dessus le bouclier, et atterrisse derrière lui, lâchant toutes ses armes. L’instructeur acquiesça.
« Bien, très bien. Voilà comment tu devra te battre. »
Après plus de quatre heures d’entraînement, l’instructeur les arrêta. Il était prêt de midi, et les jeunes elfes devaient donc aller se restaurer avant de poursuivre. Là aussi, le repas était très codifié : les supérieurs, capitaines et instructeurs se servaient les premiers, puis venaient les « anciens », les véritables soldats, et enfin les jeunes recrues. Feraenor fut donc servit dans les derniers, et n’eut qu’une dizaine de minutes avant que les officiers ne se lèvent et déclare la poursuite de l’entraînement. L’après midi fut tout aussi rude, et ce ne fut que tard dans la soirée que Feraenor et ses compagnons purent rentrer chez eux. Plusieurs jours passèrent ainsi, avec entraînement au cimeterre, a l’arc, au bouclier, a l’épée, au glaive lourd, a la dague, exercice de discipline, de formation, de dispersion, etc.
Au bout d’un mois, les recrues reçurent la visite du troisième général des armées des sylvains en personne. Celui ci venait voir ou en était l’entraînement. Après avoir passé en revue les jeunes elfes, il discuta un moment avant l’instructeur, avant de prendre la parole.
« Jeunes soldats, comme vous le savez peut être, l’heure est au plus grave »
Les jeunes recrues se regardèrent avec une lueur de crainte
« En effet, la guerre fait rage au sud. La plupart de nos armées sont donc parties au front. Hélas, les orcs ayant appris cela, ils sont donc en marche vers notre capitale. Manquant de soldats, le roi m’envoie donc pour vous engager directement dans l’armée afin de contrer cette menace. Nous n’avons guère le choix, car les soldats manquent cruellement. Il vous reste une semaine, après quoi nous partiront à la rencontre de cette armée d’orcs. »
Puis il se retourna vers l’instructeur, prononça encore quelques mots, et repartir très rapidement. Les jeunes elfes étaient stupéfaits. Eux qui avaient ont peine un mois d’entraînement, on les envoyait à la guerre ?
Il subirent encore deux jours d’entraînement, après quoi on leur donna leur équipement. Feraenor étant particulièrement habile a l’arc, il reçu donc un arc composite Sylvain, ainsi qu’une armure légère, et un cimeterre court. Il ne savait que penser. Lui, encore jeune et à peine expérimenté, on l’envoyait affronter une armée d’orcs.
Il se demandait s’il sortirait vivant d’une telle bataille…

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MessageSujet: Re: Feraenor, la vie d'un rôdeur   Mer 2 Nov - 14:09

CHAPITRE III : LA BATAILLE DES MONTS VERTS


Le soleil n’étais pas encore levé, et l’obscurité était encore épaisse . Dans la brume, on entendait des bruits de pas et de métal. L’armée des elfes sylvains était en marche vers celle des orcs nouvellement formée. Les jeunes recrues étaient toutes la, et au milieu, Feraenor marchait silencieusement. Il savait que ce jour allait être important, pour lui comme pour son peuple. Il savait qu’aujourd’hui, beaucoup de ses amis allaient mourir, lui-même peut être n’allait pas revenir. Il savait que de l’issue de cette bataille dépendait le sort des elfes sylvains. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher, au fond de lui-même, d’avoir peur. Non pas la peur de tuer, car il n’aurait face à lui que d’infâmes orcs, mais la peur de mourir. La peur de faillir à son devoir, la peur de ne pas défendre son peuple.
L’armée était composée de nombreux soldats. Les archers étaient eux aussi en quantité impressionnante. Aucune cavalerie ni arme de siège n’était présente.
« Sans doute parce tout a déjà était envoyé au front, dans le sud !» Pensait Feraenor. Lorsqu’ils arrivèrent sur un plateau, le troisième chef des armées donna l’ordre de stopper. Le camp fut donc dressé, et plus loin sur le plateau, l’armée pris place. Les dernières heures avant la bataille servit de repos, permettant la vérification des armes, des tactiques, des stratégies, ainsi qu’un ravitaillement après cette longue marche. Feraenor en profita pour vérifier s’il avait suffisamment de flèches, si son cimeterre était bien affuté. Puis il s’assit, et regarda au loin, fixant un point invisible.
Quelques heures plus tard, un cor sourd et puissant se fit entendre. Les orcs arrivaient. Le troisième général commença alors a disposer ses troupes : les soldats en premières lignes, les archers derrières, de sorte a pouvoir tirer entre les rangs, sur les ailes et en hauteur. Les soldats d’élite étaient gardés en réserve. Feraenor fut assigné à une aile d’archerie, sous le commandement de son ancien instructeur. L’armée était disposée. En face, sous le soleil levant, les orcs avançaient. Leur armée tenait toute la plaine. Il étaient plusieurs centaines, peut être même des milliers, contre les quelques deux cents elfes qui leur faisaient face. Feraenor et ses compagnons furent impressionnés, mais les généraux et capitaine ne se laissaient pas avoir. Se tournant vers ses soldats, le troisième général prit alors la parole :
« Soldats. Aujourd’hui, nous allons faire face à l’une des plus grande menace. Nos frère sont depuis longtemps partis dans le sud, combattre ceux qui veulent envahir nos terres. Aujourd’hui, c’est à nous de montrer que nous sommes capables de les défendre ! A nous de montrer que les elfes sylvains savent se battre ! Je vois une peur qui vous saisit, qui vous ronge. Un jour, le grand peuple elfe sombrera dans la misère, et sera chassé de ces terres. Il ne tient qu’a nous de faire en sorte que ce jour soit repoussé. Il ne tient qu’a nous de faire en sorte que ce jour ne soit pas aujourd’hui ! Car aujourd’hui nous combattrons, pour notre terre, et pour notre peule ! »
Une grande clameur s’éleva alors des rangs elfes. Le général leur avait redonné courage.
L’armée orque prit place. Il ne semblait y avoir presque aucun archer. Les orcs étaient connus pour leur force brute, pas pour leur adresse. Ils étaient hideux, et poussaient des grognements assez repoussants. Néanmoins, l’armée elfe, qui avait retrouvée le courage par son général, ne broncha pas.
Les armées étaient face à face. Pendant une demi-heure, elles se regardèrent sans bouger. Puis, lorsque le soleil eu complètement franchit l’horizon, les cors orcs retentirent. Les premières lignes s’élancèrent alors, dans toute leur furie et leur barbarie. Les elfes étaient prêts.
« Archers, en position ! » Sur ordre de leur général, les archers s’avancèrent, et bandèrent leurs arcs. Feraenor était prêt. Pour lui, maintenant, tout ce qui comptait, c’était repousser ces infâmes orcs, jusqu’au dernier.
Soudain, les cors elfes retentirent, et le général lança alors « première ligne, tirez ! » Aussitôt, un flot de flèches traversa les rangs des soldats elfes.. La première ligne orc s’écroula presque aussitôt, foudroyée par ce tir puissant et précis. Mais les orcs continuèrent à avancer. Le deuxième ordre fut assez prompt « deuxième et troisième ligne, tirez ! » Une nouvelle pluie de flèche s’abattit sur les orcs, et les trois premiers rangs s’écroulèrent .Mais leur furie semblait incontrôlable. Le général donna alors l’ordre aux ailes d’archers de tirer à volonté. Feraenor et ses compagnons lâchèrent leurs flèches, qui allèrent tomber au milieu de l’armée orcs, tuant ou blessant à presque chaque flèche tirée. Feraenor s’empressa de prendre une seconde flèche, banda son arc, et tira de nouveau. Ce fut après quelques volées de flèches que les orcs arrivèrent au contact. La première ligne elfe s’écroula alors sous la force de leur charge. La mêlée s’engagea. Feraenor se retrouva alors dans une confusion totale. Il bandait son arc, tirant sur un orc, puis prit un autre flèche, et tua un autre orc qui s’apprêtait à le frapper. Tout étais confus. Flèche après flèche, les orcs tombaient, mais il en venait toujours plus. Il voyait ses compagnons tomber les uns après les autres sous la furie des adversaires. Soudain, Feraenor reconnu le troisième général. Il était au sol, et un grand orc s’apprêtait à abattre sa grande hache sur lui. Feraenor saisit alors une flèche, banda de toutes ses forces son arc, et tira. Sa flèche siffla, et traversa la tête de l’orc de part en part. L’orc s’écroula, et le général se releva, saisissant son cimeterre. Feraenor se rapprocha peu a peu de lui, tuant les orcs qui s’interposaient. Il arriva au côtés du général, qui était escorté de l’ancien instructeur de Feraenor. Tous trois combattirent, et les orcs tombaient sous leurs coups. L’un d’eux réussi à frapper Feraenor a l’épaule gauche, et ce dernier poussa un hurlement, et laissa tomber son arc.
« Ton cimeterre ! Hurla son instructeur Sort ton cimeterre, et bat toi ! »
Feraenor obéit, et dégaina son cimeterre. Il trancha la tête de l’orc qui l’avait blessé, et continua le combat, malgré sa blessure.
Après plusieurs heures de long combat, les orcs battirent en retraite dans la plus grande panique. Des centaines d’entre eux gisaient au sol, et peu d’entre eux survécurent. Côté elfe, les pertes étaient elles aussi considérables : plus des trois quart des archers étaient morts, et seul un dixième des guerriers avaient survécue. Néanmoins, les elfes avaient réussi à tenir leur frontière.
Deux jours plus tard, les restes de l’armée revinrent à la capitale. Ils furent accueillis par de grands applaudissements et des festivités. Feraenor s’apprêtait à rentrer avec ses camarades a la caserne, lorsque le général l’arrêta.
« Jeune elfe, veuillez me suivre ». Il se rendirent dans la salle du conseil de guerre, devant le premier général des armés.
« Monseigneur, la bataille est une grande victoire !
- Félicitations ! Grâce à ça, les orcs se tiendront à l’écart quelques temps ! » Il aperçu Feraenor « Mais qui est ce jeune soldat ?
- Il se nomme Feraenor, monseigneur. Il m’a défendu durant la bataille, et c’est grâce à lui que j’en suis sortir vivant. Je demande que les honneurs lui soient rendus. »
A ces mots, Feraenor crus rêver.
« Hé bien soit. Feraenor, dès aujourd’hui, je te nomme capitaine d’archerie. Tu mèneras désormais une aile de nos archers. Passe demain, pour récupérer tes armes et ton armure. Maintenant, excusez moi, j’ai beaucoup a faire. »
Feraenor sortir de la salle. Capitaine ! Il n’en espérait pas tant. Il était désormais capitaine de l’armée des elfes sylvains….

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MessageSujet: Re: Feraenor, la vie d'un rôdeur   Mer 2 Nov - 17:10

CHAPITRE IV : LA VIE D’UN CAPITAINE

Le matin suivant, Feraenor se présenta devant le premier général.
« Capitaine Feraenor a votre service, monseigneur.
-Ah oui, capitaine. Bien, veuillez suivre Tarnwë ici présent, il va vous donner vos affaires. »
Tarnwë était un capitaine, comme Feraenor, qui avait reçu sa promotion pour avoir mené de lui même une aile de soldats après la mort du capitaine sur le champ de bataille. Pendant le court trajet pour se rendre a l’armurerie, ils discutèrent tout deux de la dernière bataille, car Tarnwë était lui aussi présent ce jour la.
Arrivé dans la salle, Feraenor fut impressionné. La salle était immense elle devait faire la moitié de sa maison. De part et d’autre était répartie des armes et des armures magnifiques : arc composites sylvains, cimeterre avec garde en mythril, flèche barbelées, armures elfiques recouvertes d’une plaque d’or, etc.
« Je suppose que tu n’avais jamais rien vu de tel ? lança Tarnwë devant l’émerveillement de Feraenor .Viens ! je vais te montrer ton équipement. »
Il commença a avancer tranquillement parmi les armes et armures, puis s’arrêta devant une table ou été déposé un équipement complet.
« Voilà, maintenant, tout cela est a toi ! »
Tout était la : une armure en écailles elfique, certes sans or ni mythril, mais déjà de très bonne facture. Un arc composite sylvain, muni d’une corde tressée d’une qualité exceptionnelle. Un cimeterre dont la garde était recouverte d’une fine couche d’or, et dont la lame porté un seul mot gravé : « Feraenor ». Un carquois, avec une vingtaine de flèches : uniquement des flèches barbelées, a l’exception d’une seul, dont la pointe intrigua Feraenor : il s’agissait d’une pointe bleue, avec de nombreux reflets, comme enchantées magiquement, et extrêmement légère, et bien taillée, mais néanmoins très solide. Tarnwë compris son interrogation, et lui expliqua :
« Cette flèche permet de montrer que tu es capitaine. Elle sert donc d’insigne honorifique, en quelque sorte. Mais elle possède également un puissant pouvoir. Il faudra donc que tu l’utilise qu’en dernier recourt, car tu n’en auras qu’une seule dans toute ta carrière de capitaine. Elle permet de créer un puissant bouclier de magie autour de toi. Cela t’aidera dans le cas ou tu te retrouve seul dans une bataille, de t’éloigner des lignes ennemis. Garde la donc précieusement. »
Puis Tarnwë l’informa qu’une réunion devait avoir lieu l’après midi même, et que bien sur il devait y venir. Feraenor le remercia, puis sortit.
Lorsque vint l’heure de la réunion, Feraenor sortit de chez lui. Il avais revêtu son armure, attachés son arc et son carquois dans son dos et marchait d’un pas rapide. Arrivé devant la salle, un garde le fit entrer. Plusieurs elfes, revêtus d’armures différentes, se tenaient autour d’une grande table. Certains possédaient la même armure que lui, et Feraenor en déduit qu’il s’agissait des capitaines. D’autres portaient des armures faites d’écailles dorées, et certaines portaient même des armures en mythril, mais ces derniers étaient très rares. Au bout de la grande table se tenait les premiers et troisième généraux, entourés de leurs lieutenants. Feraenor salua l’assemblée, puis alla prendre place a côté de Tarnwë, qui lui avait réservé une place. Peu après, la réunion commença. Le premier général prit alors la parole :
« Je vous ait réunis ici pour faire un constat des rapports de ce mois, afin de pouvoir décider de nos agissements futur dans cette guerre. » Il déroula alors une très grande carte sur la table, sur laquelle figurait tous les fronts de la guerre.
« Nous avons perdu du terrain sur le front du sud, mais nos armées tiennent encore suffisamment pour espérer ne pas avoir de percée pour au moins un mois. Les Noldors protègent plus qu’efficacement notre flanc droit. Pour les rapports du Nord, nous avons appris que la citée de Feanldor a été reprise par les orcs, et que nous tentons donc de la reprendre »
Puis il se tourna vers un de ses lieutenants
« Finirion, vous prendrez cinq bataillons de guerriers et trois d’archers, et vous partirez dans trois jours pour le nord. Nos amis auront besoin d’aide la bas. »
Le lieutenant acquiesça d’un signe de la tête. Puis le troisième général prit la parole
« Les orcs ont été repoussés avec succès lors de la batailles des monts verts, il y a deux jours de cela. Néanmoins, s’ils viennent a ré attaquer, il faut s’attendre a ce qu’ils ne commettent pas deux fois la même erreur. Nous devrions donc renforcer nos frontières, et surtout ne pas relâcher notre attention ».
La plupart des guerriers présents approuvèrent. Après deux longues heures de discussion, la réunion prit fin. Tous les capitaines et officiers sortirent, sachant ce qu’ils avaient a faire. Feraenor avait lui aussi reçu ses ordres : il devait se rendre sur le front Nord avec Tarnwë, sous le commandement de Finirion, afin d’aller reprendre la citée de Feanldor. Le départ étant dans trois jours, Feraenor décida de rentrer chez lui. Il savait que plusieurs mois de batailles allaient encore être nécessaires pour mettre fin a cette guerre. Il savait aussi que chaque bataille était un chance de plus pour lui de mourir

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MessageSujet: Re: Feraenor, la vie d'un rôdeur   Mer 23 Nov - 19:11

CHAPITRE V : DIRECTION FEANLDOR

Trois jours plus tard, les cinq bataillons de guerriers ainsi que les trois bataillons d’archers s’étaient mit en route pour la cité de Feanldor. Feraenor avait sous son commandement un bataillon d’archers complet, tandis que Tarnwë menait un bataillons de guerriers. Les 6 autres bataillons étaient menés par des capitaines inconnus pour Feraenor. Chaque capitaine devait s’occuper de l’organisation de son propre bataillons. En tête de la petite armée, escorté d’une douzaine de guerriers elfes d’élite, Finirion, montant un cheval elfique blanc, menait ses hommes vers leur future bataille. Après une journée entière de marche, Finirion ordonna une halte. Les soldats, contents de s’arrêter, s’écroulèrent sur le sol, fatigués de la longue marche. Le campement fut monté, et des tours de garde furent instaurés. Feraenor n’ayant jamais eu jusqu’ici l’occasion de mener des hommes, ne savais pas trop comment s’y prendre : il ne donnait que des ordres élémentaires, et disposait le campement comme bon lui semblait. Puis il alla rejoindre Tarnwë dans la tente des capitaines. Tous les autres capitaines étaient déjà présents. A son entrée, certains murmurèrent quelques mots qu’il ne put saisir. Arrivé a côté de Tarnwë, Feraenor s’assit sur le sol. Tarnwë prit alors la parole :
« J’ai eu des échos de certains archers de ton bataillon. Ils disent que tu es totalement inexpérimenté, et que jamais ils ne te suivront dans la bataille, préférant suivre les ordres d’un autre capitaine. Ils craignent qu’a cause de toi, la bataille ne puisse se perdre . »
Feraenor n’étais pas tellement surpris.
« Ce n’est que la vérité, je n’ai jamais mené d’hommes au combat, et je ne connais que les stratégies les plus élémentaires… Jamais je ne pourrais mener un tel groupement d’hommes !
-Mais si, tu en es capable ! repris Tarnwë. Il suffit juste que tu connaisse les règles de base pour un capitaine.
Déjà, n’hésite pas a faire preuve d’autorité pour montrer a tes hommes que c’est toi qui commande. Un capitaine laissant ses hommes faire ce qu’ils veulent ne reste pas longtemps a son poste. Néanmoins, ne sois pas tyrannique, car un capitaine mal aimé n’est pas non plus l’idéal. Il faut que tu sache t’imposer tout en restant proche de tes hommes. Montre leur que tu es digne de ce poste, et capable de les mener ! »
Ils passèrent la nuit a discuter ainsi.
Le lendemain matin, Feraenor sortit très tôt inspecter le campement. Comme d’habitude, ses hommes murmuraient a son passage. Mais Feraenor en avait assez appris de Tarnwë. Il saisit l’un des hommes, et le jeta au sol.
« Toi…. Quel est ton nom ? »
Surpris par la réaction de son capitaine, l’archer répondit en balbutiant :
«De… Demarius
- Hé bien Demarius, je suppose que tu parlais de moi même, avec tes petits camarades… je me trompe ? »
Complètement abasourdit, l’archer répondit de manière confuse :
« Oui, enfin, non, je veux dire…
-Ne me ment pas ! » Puis se retournant vers les autres archers « Je sais que depuis le début vous n’avez aucune confiance en moi. Je sais que jamais vous n’accepterez de suivre mes ordres. Sachez désormais que le premier refusant de faire ce qui lui a été ordonné, sera envoyé, comme émissaire, aux orcs occupants Feanldor. »
A ces mots, les archers frémirent. Ils connaissaient la hargne des orcs, et savaient que si l’un d’entre eux était envoyé seul la bas, il n’avait aucune chance de revenir. Mais l’un des archers se leva et prit la parole
« Et qui nous dit que vous êtes capables d’endurer un tel poste ? »
Devant cette remarque, Feraenor toisa celui qui venait de prendre la parole
« Et qui êtes vous pour vous adresser ainsi a votre capitaine ?
-Je me nomme Tyrril, et je dit tout haut ce que les autres pensent tout bas… vous êtes incapables de nous mener. Si ça se trouve, vous ne savez même pas vous battre ! »
Les archers éclatèrent de rire, mais Feraenor garda son calme.
« Peut être souhaitez vous éprouver mes capacités au combat ? »
Surpris par la réponse, Tyrril ne se laisse pas démonter
« Pourquoi pas ? après tout après vous avoir mit au sol, peut être prendrais je votre place ! »
Il saisit un cimeterre de bois traînant a côté d’une tente. Feraenor en fit de même. Comme il le pensait, Tyrril était en excès de confiance, et chargea de suite. Feraneor se souvint alors de son combat au tournoi.
« Cette fois ci, les rôles sont inversés ! » Pensa-t-il
Au moment ou Tyrril s’apprêtait a abattre le cimeterre, Feraenor le balaya a l’aide de son cimeterre, mettant Tyrril au sol. Celui ci voulu se relever, mais Feraenor lui mit son véritable cimeterre sous la gorge, et envoya valser le cimeterre de bois.
« Doutez vous encore de moi ? »
Comprenant alors qu’il avait perdu, Tyrril se releva, et adressa un sourire a Feraenor. Puis il s’agenouilla devant lui
« A vos ordres, mon capitaine »
Tous les archers présents en firent de même. Dans l’ombre d’une tente, Tarnwë avait tout observé. Lorsque Feraenor revint vers la tente des capitaines, il le félicita.
« Je pense que tu as acquis la confiance de tes hommes pour un certain temps. Mais méfie toi, les mutineries sont fréquentes, n’hésite donc pas a les rappeler a l’ordre. Désormais, tu es vraiment un capitaine de notre armée !
Le soir même, Finirion convoqua ses capitaines dans sa tente.
« Messieurs, dans deux jours, nous serons en vue de Feanldor. Des bataillons nous attendrons déjà la bas. Notre ut sera de les soutenir dans l’assaut de la cité. J’espère que vous pourrez maintenir le moral de vos troupes d’ici la. Bonne nuit messieurs ».
Le soir même, Feraenor contempla le soleil se coucher par delà la montagne. Il avait aujourd’hui acquis la confiance de ses hommes … il pouvait désormais concentrer son attention vers la future bataille…

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MessageSujet: Re: Feraenor, la vie d'un rôdeur   Sam 31 Déc - 13:41

CHAPITRE VI : LA PRISE DE FEANLDOR

Après une semaine et demi de marche a travers le Nord du royaume sylvains, Finirion et ses troupes arrivèrent en vue de Feanldor. La cité était en flammes et de nombreuses tours étaient détruites et en ruines. Tout autour, une impressionnante armée d’elfes était disposée . Feraenor estima qu’il devait y avoir environ 7000 elfes, guerriers et archers, et une vingtaine d’armes de siège. Il se demandait en quoi la petite « troupe » qu’ils étaient allait aider une telle armée. Arrivé au campement elfe, Finirion ordonna à ses guerriers de s’installer la ou la place leur était assignée, puis il se dirigea d’un pas résolu vers la tente des généraux. Feraenor disposa le campement de son bataillon, et ses archers l’écoutèrent sans protester, ce qui rassura Feraenor qui se disait avoir acquis leur confiance pour de bon. Une fois cela terminé, il se rendit avec Tarnwë sur une petite hauteur, accompagné de deux autres capitaines de leur troupe. Ils contemplèrent la cité en ruine.
« Demain, l’assaut de la cité sera donné.» commença l’un des capitaines « Voilà prêt d’une semaine que nous la pilonnons, je pense qu’il ne doit plus y avoir beaucoup d’orcs la dedans
-Possible ! » répondit l’autre capitaine « Mais des rumeurs circulent comme quoi ils auraient appelés des renforts, et que des trolls et des gobelins seraient venus en renfort par le fleuve ! Si cela s’avérerait exact, la bataille serait plus dure que prévue ! »
En effet, Feraenor remarqua qu’un fleuve traversait la cité de part en part
« Mais pourquoi ne pas avoir stoppé les navires et les embarcations a l’aide de flèches enflammées et de balistes ?
-Nous l’avons fait, mais hélas, nous n’avons pu nous débarrasser de tous les navires. »répondit l’un des deux capitaines. « Les premiers étant inattendus, ils passèrent sous notre nez sans que nous ne puissions rien faire. De plus, les navires arrivaient des deux côtés, nous ne pouvions tous les détruire. Heureusement qu’une bonne partie gît au fond du fleuve, autrement la bataille aurait été perdue d’avance !
-De toute façon, nous verrons cela demain » lança Tarnwë « Dites moi plutôt comment vous comptez entrer dans la cité ?
-C’est bien simple » répondit le premier capitaine « Nous avons fait deux brèche dans les murailles. Elles sont suffisamment larges pour laisser passer un bataillons entier en peu de temps. Nous comptons donc lancer nos guerriers par ces brèches, en le couvrant par les archers. »
A ces mots, Feraenor et Tarnwë se regardèrent. Ils comprirent qu’ils allaient agir l’un pour l’autre, les archers de Feraenor couvrant les guerriers de Tarnwë.
« Nous verrons cela demain » conclue Feraenor « Pour le moment je propose de prendre du repos, car nous en aurons besoin. »
Les capitaines acquiescèrent. Chacun partie dans sa tente, et s’endormit rapidement, tout en songeant à la bataille du lendemain.
Tôt le lendemain matin, les trompettes de guerre retentirent. Les soldats étaient très affairés à terminer de se préparer pour la bataille : affûtage des lames, contrôle de la tension de la corde des arcs, vérification des flèches et des carreaux, enfilage des armures. Dans leur tente, Feraenor et Tarnwë se préparaient eux aussi. Feraenor revêtit son armure d’écailles, serra sa ceinture a laquelle était attaché son cimeterre, attacha son carquois dans son dos. Tarnwë remarqua que Feraenor avait laisser sa flèche a pointe bleue sur la table.
« Ne l’oublie pas » Feraenor se rendit compte de son erreur, s’en saisit, et la fixa solidement à sa ceinture, de sorte a ce qu’elle ne le gène pas. « Merci de me l’avoir rappelé ! » Tarnwë répondit par un sourire. Lui aussi portait l’armure d’écailles, avec deux cimeterres au lieu d’un, ainsi qu’une petite dague. Il s’agissait la de l’équipement d’un capitaine guerrier. Une fois prêt, les deux capitaines saisirent leurs armes et sortirent. Devant leur tente, leurs soldats attendaient les ordres. Deux jours avant, Finirion avait exposé en détails la stratégie qu’il avait prévu. Les deux capitaines savaient donc exactement ce qu’il avait à faire. Ils donnèrent l’ordre a leurs bataillons de les suivre. Ils se dirigèrent alors en direction du reste de l’armée, déjà en place. Le bataillon de Tanwë se plaça juste devant celui de Feraenor. L’armée elfe était au grand complet, Finiron à sa tête, monté sur son cheval blanc et encadrés de ses gardes. Il portait une ramure de plaques dorées, un casque lui aussi doré et un cimeterre. Les orcs semblaient avoir repérée les mouvements des elfes, car des archers orcs et gobelins s’afféraient sur les murailles. Désormais, les deux armées se faisaient face.
Une injonction de Finirion partit alors. Les catapulte commencèrent à pilonner la cité, et des cris d’effroi d’orcs et de gobelins s’élevaient. Après dix bonnes minutes de pilonnage a coup de boulets enflammés, les troupes se mirent en mouvements. Feraenor ordonna a ses troupes de se placer sur une petite hauteur a portée de flèche de la cité, et ils commencèrent à déverser leur traits tout en avançant lentement. Pendant ce temps le bataillon de Tarnwë s’avançait en direction de la première brèche avec trois autres bataillons de guerriers. Une fois au niveau de la brèche, ils rencontrèrent une farouche résistance des guerriers orcs, appuyés par des archers gobelins. Feraenor donna alors ordre de viser les archers en priorité. Donnant l’exemple, il visa un gobelin pendant quelques secondes, et décrocha sa flèche. Celle-ci alla se ficher entre les deux yeux du gobelin. Le trait meurtrier de ses archers, aidé d’un autre bataillon réussi à venir à bout des archers gobelins, et les guerriers n’eurent alors aucun mal à repousser les orcs dans la cité, s’engouffrant alors dans la brèche. Pendant 20 longues minutes, les elfes ne virent plus signe de vie de leurs guerriers, et les archers continuaient à tirer sur les archers orcs et gobelins qui semblaient viser à l’intérieur de la cité, certainement les guerriers elfes. Soudain, ces derniers ressortirent en trombe, cherchant à s’échapper, poursuivit des orcs. Ne comprenant pas ce qui se passait, Feraenor et ses archers se contentèrent de couvrir leurs guerriers, ou du moins ce qu’il en restait, car leur effectif semblait réduit de plus de la moitié. Tarnwë était toujours à la tête de son bataillon, dont il ne restait plus qu’une quinzaine d’hommes, et criait à Feraenor :
« Des trolls ! Il y a des trolls ! Il faut les tuer vite ! »
Comme pour appuyer ses paroles, une cinquantaine de trolls sortirent de la cité, comme vomis de l’enfer. Ils portaient de lourdes armures et de grosses masses d’armes. Malgré le trait meurtrier des archers, seuls 10 trolls tombèrent avant d’arriver au niveau de l’armée. Ce fut alors un véritable carnage, les trolls balayant les rangs elfes à grands coups de masses d’armes. Feraenor aperçu un troll qui le chargeait. Il fit un bond de côté, puis visa les yeux du troll, seule partie non protégée par le casque, alors que celui-ci tentait une deuxième charge. La flèche siffla et alla directement dans l’œil du troll, qui à moitié aveuglé, poussa un hurlement, balayant tout ce qui se trouvait autour de lui, sans savoir s’il s’agissait d’elfes ou d’autres trolls. Profitant de ce moment, Feraenor saisit une deuxième flèche, visa le deuxième œil, et tira. Le troll, aveuglé et souffrant d’une grosse hémorragie, s’effondra au sol.
« Un de moins ! » pensa Feraenor. Les trolls étaient petit a petit abattus les uns après les autres, mais a quel prix ! Lorsqu’ils furent tous au sol, le bilan fut terrible : la moitié des guerriers et le tiers des archers elfes étaient morts, et la cité était toujours aux mains des orcs. Mais Finirion ne se découragea pas.
« Demain, nous tenterons une deuxième offensive. En attendant, tous les capitaines dans ma tente ! »
Les capitaines, dont Feraenor et Tarnwë se rendirent dans la tente, ou Finirion semblait furieux.
« Avec deux fois plus de troupes que l’adversaire, nous sommes incapables de les vaincre ! Dire que nos alliés Noldor comptent sur nous, nous sommes incapables de défendre nos propres cités ! » Puis il se tourna vers ses capitaines « Au point ou nous en sommes, toute suggestion est la bienvenue » Tarnwë prit alors la parole
« J’ai appris qu’ils avaient fait venir leurs renforts du fleuve. Or suite à de telles pertes, nous pouvons supposer qu’ils recommenceront. Ne pourrions-nous pas utiliser un navire camouflé, nous faisant passer pour des alliés humains, rentrant ainsi dans la cité ? Nous pourrions alors ouvrir les portes de nuit en neutralisant les gardes, et notre progression n’en serait que plus facile. »
Les capitaines acquiescèrent. « Bien, puisque tout le monde semble d’accord, je veux maintenant 3 volontaires parmi vous. Je suppose que vous-même, Tarnwë, vous souhaitez participez à cette mission ? » Tarnwë fit un signe positif de la tête « Il me faut donc deux autres volontaires. » Feraenor et un autre capitaine se proposèrent.
« Parfait. Vous prendrez donc 20 hommes avec vous, 10 archers et 10 guerriers. » Dépliant alors une carte de la cité, il pointa du doigt l’entrée du fleuve « Vous entrerez de ce côté ci. Le navire sera prêt demain, vous partirez donc de nuit, afin de ne pas éveiller les soupçons, car les renforts adverses arrivent toujours de nuit. Une fois la porte ouverte, dites a l’un de vos archers de tirer une flèche enflammées, cela nous suffira pour comprendre »
Tous les capitaines sortirent alors. Feraenor choisit ses 10 meilleurs archers, les informa de cette mission, leur recommandant la plus grande discrétion, puis alla dormir.
Le lendemain, le navire était prêt, et les elfes désignés pour la mission s’étaient camouflés avec des vêtements noirs et des capuches. Ils portaient des lames orcs, car les cimeterres elfes étaient trop voyant, et des arcs classiques, la aussi pour éviter d’être repérés. Pendant ce temps, toute l’armée elfe se prépara, mais dans le plus grand silence, afin que l’adversaire de se doute de rien. Peu avant de partir, Feraenor contempla la cité.
« Cela fait plusieurs mois que la cité est assiégée. Finirons-nous par la reprendre ? Cette nuit, je l’espère… »
Puis il embarqua. Le navire glissa lentement en direction de la cité. Le fleuve était calme. Lorsque le bateau se présenta a l’entrée de la cité, il fut arrêté par des orcs.
« Halte la ! » rugit le premier orc. Il avait une tête hideuse, et dévisageait les elfes, mais ne voyait pas grand-chose sous leurs capuches. « On ne nous avait pas prévenu de renforts supplémentaires du grand sud. Qui êtes vous ? D’où venez-vous ? »
Le troisième capitaine prit alors la parole. Il réussit à durcir sa voix, de telle sorte que l’orc crut qu’il s’agit d’un véritable homme du sud.
« Nous avons été envoyés sur demande de notre seigneur, qui craignait que la cité ne retombe aux mains des elfes. Nous ne sommes pas nombreux, mais nous sommes envoyés en éclaireurs, car une dizaine d’autres bateaux arriveront d’ici quelques jours… »
L’orc douta un instant. Puis il finit par accepter
« C’est bon, allez y. Grum ! Ouvre la grille ! »
Aussitôt la lourde porte qui barrait le passage fluvial s’ouvrit, et le navire entra. Peu d’orcs étaient encore réveillés. Mais les elfes évaluèrent les forces à environ 2500 orcs, du moins a ce qu’ils voyaient, car il pouvait y en avoir plus dans la cité même. L’orc les conduisit a l’écart des orcs. Ils eurent des tentes rien que pour eux.
« Voila, vous vous installerez la ! Vous pouvez vous balader dans la cour, mais interdiction formelle d’entrer dans les salles de la cité » Il sortit une lame pour se rendre plus menaçant « Le premier que je retrouve la haut, je lui tranche la gorge, et je le dévore a mon prochain repas ! Compris ? »
Les elfes acquiescèrent, faisant mine de paraitre terrifiés. Puis, une fois l’orc partit, Tarnwë s’adressa aux autres.
« Il est temps, allons-y ! »
Les elfes sortirent discrètement. Feraenor et Tarnwë se rendirent directement devant le garde de la porte.
« Que faites vous la ? » Hurla l’orc de garde « Vous n’avez pas a rôder autour de la porte ! Déguerpissez ou je... »
Il ne put finir sa phrase. Tarnwë lui avait coupé la gorge avec sa dague. Les autres orcs furent tués au même moment par les autres elfes, cachés autour de la porte. Il n’y eu aucun bruit.
« Bien, maintenant, ouvrons la porte ! »
Tarnwë et Feraenor commencèrent à ouvrir la porte. Hélas, une porte pareille fait bien du bruit, et quelques orcs furent réveillés. Ils allèrent voir ce qui se passait. Lorsqu’il vit les elfes en train d’ouvrir, ils voulurent hurler, mais des flèches vinrent se ficher dans leur gorge, les empêchant de faire sortir le moindre son. Les archers elfes veillaient à ce qu’aucun orc ne put donner l’alarme. Lorsque la porte fut totalement ouverte, Feraenor saisit une de ses flèches, et Tarnwë l’enflamma avec une torche, puis Feraenor tira la flèche en l’air. Quelques minutes plus tard les premiers guerriers elfes entrèrent. Les orcs, surpris, ne purent que fuir devant le flot d’elfes entrant. Quant au groupe de Feraenor et Tarnwë, ils s’infiltrèrent dans la cité. Lorsqu’ils arrivèrent devant le commandant orc de la garnison, celui-ci leur demanda
« Que se passe-t-il ? Qui a ouvert la porte ? Chiens de pirates ! Répondez ! »
Remarquant que seuls deux gardes l’entouraient, les elfes firent un signe approbateur de la tête. Aussitôt, deux archers saisirent leurs arcs et percèrent les deux gardes, qui s’écroulèrent au sol. Le chef de la garnison était furieux.
« Chiens de bâtards putrides ! Je m’en vais vous dépecer ! Je vais vous apprendre à nous trahir ! »
Il chargea le troisième capitaine, et avant que les elfes aient put réagir, il le transperça de part en part. Il se retourna vers Tarnwë, et commença à charger. Une flèche lui transperça alors le corps, et une seconde se ficha dans sa tête. Il s’écroula, raide mort. Tarnwë se retourna, et vit alors Feraenor, son arc a la main, une troisième flèche encochée. Il comprit que celle-ci ne servait qu’au cas où l’orc eu survécu.
« Merci a toi. Je te dois désormais la vie…
-Excuse mon impolitesse, mais je pense que nous nous remercierons plus tard ! » Répondit Feraenor. « J’entend des orcs qui approchent ! »
- En effet. Nous devrions nous échapper par les fenêtres, la cour est désormais aux mains des nôtres ! »
Les elfes déroulèrent des cordes et sortirent par les fenêtres. Dans la cour, les bataillions elfes achevaient les survivants. La victoire était totale. Une heure plus tard, Finirion reçu Tarnwë et Feraenor dans la grande salle de la cité. Tous les capitaines survivants étaient présents. Finirion prit alors la parole :
« Aujourd’hui, nous avons enfin réussi à reprendre Feanldor, après de nombreux mois de labeur. Cette victoire, nous la devons a ces deux capitaines, qui ont su s’illustrer brillamment ! » Puis il regarda Feraenor et Tarnwë
« Un messager de la capitale est arrivé. Suite a la nouvelle de cette victoire, le troisième général a décidé de vous promouvoir. Mes félicitations, lieutenants Feraenor et Tarnwë ! »
Les capitaines applaudirent. Désormais, Feraenor et Tarnwë seraient lieutenants de l’armée royale des sylvains…

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